Description

En moyenne, un Castor (Castor fiber L.) adulte mesure 60 à 90 cm sans la queue. Celle-ci atteint 20-30 cm. Son poids est de 15-30 kg. C’est le plus grand rongeur après le capybara d’Amérique du Sud.

 

Aucun caractère distinctif externe ne permet de différencier facilement les mâles des femelles. Il est nécessaire d’opérer un examen du pseudocloaque (endoscopie), pour déterminer la présence d’un os pénien exclusif aux mâles. Dans le pseudocloaque, débouchent les deux glandes à castoréum, qui sert au marquage du territoire.

 

Le castor est particulièrement adapté à sa vie aquatique

Les oreilles et les narines se ferment lors de la plongée. L’oesophage peut être obturé par la langue, permettant de tenir une branche sans absorption d’eau. Une membrane nictitante permet la vision sous l’eau. La queue sert de gouvernail de profondeur. Elle assure également les fonctions de réserve de graisse et de régulateur thermique. En surface, le castor nage jusqu’à 5km/h. En plongée, il atteint 7km/h et peut rester jusqu’à 15 minutes en apnée. Il ne s’éloigne que rarement à plus de quelques dizaines de mètres de l’eau. Sur terre, il semble pataud. Mais, il est capable de gravir des pentes très escarpées.

100% végétarien

Le castor est 100% végétarien et ses dents sont typiques des rongeurs. Il dispose d’une étonnante sensibilité dans la mâchoire, lui permettant de couper les bois les plus durs, comme de saisir un grain de blé. Il détache des copeaux jusqu’à 6-8 cm de long et peut couper un arbre de 5 cm de diamètre en moins d’une minute.

 

Ses pattes antérieures sont de véritables mains permettant la manipulation d’objet grâce à une callosité et au cinquième doigt (petit doigt), opposé par sa face latéral, qui servent de point d’appui aux objets serrés par les autres doigts.

 

Le castor semble disposer d’une «intelligence» élevée par rapport à la plupart des autres espèces animales. Selon les travaux de RICHARD (1982), il dispose d’une capacité étendue à répondre à un problème posé par un choix multiple de solutions. Ses capacités à s’adapter, mais surtout à adapter son environnement, observées dans la nature sont étonnantes.